Thierry NERZIC

Coordinateur du comité de soutien                                                     

      

 Kofi YAMGNANE

Vice president CG29           

        

 

"Mes chers camarades,

Avant toute chose, avant tout ce pataquès médiatique sur nos débats internes, sur nos soi-disant conflits fratricides, il y a un projet, notre projet, celui sur lequel des fédérations entières ont travailler pendant des semaines et que nous avons adopté. Ce projet il est le fruit de notre idéologie militante. Aujourd'hui, il nous est demandé de choisir qui l'incarnera, le portera au devant des français et le défendra face à la Droite.

Parmis nos trois candidats à l'investiture, mon choix s'est porté sur Laurent Fabius. Pourquoi ? Pour plusieurs raisons:

- Premièrement, je sais qu'avec lui le projet sera réellement appliqué. Et ce point est capital pour une refonte sociale de la société.

- Deuxièmement, il a une vision claire de la fonction présidentielle et de la réforme de nos institutions, qui passe par la Gauche et le socialisme et non par le centre.

- Troisièmement, il augmentera le SMIC et les salaires pour relancer la croissance.

 

- Quatrièmement, il réformera les retraites: il consolidera les financements par des cotisations assises sur l'ensemble de la richesse produite et pas seulement sur les salaires. Il tiendra compte de la pénibilité des métiers et des inégalités d'espérance de vie selon les travaux effectués. Il assurera un niveau minimal de pension qui s'approchera du SMIC.

- Enfin cinquièmement, sur le plan international, il relancera le processus politique européen, redonnera à la France la place qui lui est dûe au sein de la communauté internationale, participera à l'émergence d'un modèle social européen et d'une Afrique démocratique et maître de ses richesses.

 Chers amis, Laurent Fabius a une expérience politique inégalée: nommé Premier ministre à 37 ans, c'est dire de ses capacité d'homme d'Etat ! Lui seul peut rassembler les partis de Gauche. Oui il a toujours défendu les valeurs socialistes, par conviction et non par opportunisme. Oui à une démocratie citoyenne, territoriale et sociale, oui à l'augmentation du pouvoir d'achat, oui à une Gauche décomplexée, oui à un régime parlementaire, oui à une France forte dans une Europe sociale forte !

Ne nous trompons pas les 16 et 23 novembre prochains, car les français attendent beaucoup de nous et en particulier ceux qui souffrent.

 Parfois la force de l'ambition collective d'un homme est si puissante qu'elle transcende des clivages partisans et une population entière. Laurent Fabius croit en ce qu'il fait et il fait ce en quoi nous croyons. Et c'est cette vision d'avenir d'une France véritablement encrée à Gauche et définitivement socialiste que je partage. C'est pour cela que je le soutiens".                                  

                                                 Arnaud PERCEBOIS

 Le troisième et dernier débat télévisé des candidats socialistes à l’investiture s’achève et déjà Libération conclut : « rien n'indique que l'exercice, à lui seul, puisse remettre en cause l'irrésistible ascension de l'élue des sondages ». Nous voilà prévenus. L’intimidation médiatique continuera jusqu’au soir du vote. Leitmotiv : un militant honnête et responsable ne peut contredire les sondages. Sinon c’est qu’il a peur du peuple ! Qu’importe si les sondages ne votent pas et n’ont jamais élu personne. Qu’importe s’ils agrègent des opinions fragiles, inconstantes car non motivées par le débat et la raison, arrachées à la dérobée sur un trottoir ou obtenues par téléphone à l’heure du repas. Qu’importe si l’opinion agissante, qui se déplace pour voter au terme d’un débat impliquant le pays, a toujours contredit le résultat des sondages publiés 6 mois avant l’élection. L’essentiel est d’arracher aux mains des partis et de leurs militants le pouvoir chèrement gagné de parler au nom du peuple pour le remettre entre celles des clients qui achètent les sondages, des sociétés qui en vivent, des journaux qui les publient et des éditorialistes qui les commentent.

Le premier défi lancé aux militants socialistes qui vont désigner leur candidat à l’élection présidentielle la semaine prochaine est la reconquête du droit de penser par eux-mêmes, éclairés par la délibération collective, libres dans leur choix. C’est une condition d’existence de la gauche. Car la pensée des sondages et des salles de rédaction n’est pas neutre. C’est d’ailleurs tout un symbole de voir que le MEDEF, hier présidé par le dirigeant d’une holding financière, l’est désormais par la patronne d’un institut de sondage. Quand aux médias, il suffit de prendre les derniers dossiers européens : la crise d’Airbus et la panne d’électricité géante. Si la responsabilité d’entreprises publiques avait été engagée, nous aurions eu des semaines de unes et de dossiers au vitriol, d’interpellation incessante des responsables, d’appels à constituer des commissions d’enquête voire des jurys populaires, d’émissions spéciales de « Combien ça coûte » et d’éditoriaux enflammés contre le service public. Au lieu de cela, aucun média ne s’est donné la peine de mettre en cause les responsables de ces désastres, Commission européenne en tête.

Les journaux sont faibles avec les forts et forts avec les faibles. Ils aiment les puissants. Leurs propriétaires, grandes fortunes du capitalisme français, paradent au mariage de Sarkozy. Remettre nos cerveaux entre leurs mains, leur confier nos décisions, c’est rendre la gauche impuissante. La gauche, parce qu’elle remet en cause l’ordre établi, avance toujours à contre-courant de l’idéologie dominante. Jaurès définissait déjà ainsi le militantisme comme le « courage de chercher la vérité et de la dire, de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe et de ne pas faire écho aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques ».

Le 16 novembre prochain, les militants socialistes auront d’abord à exprimer une conviction personnelle. C’est essentiel de l’avoir à l’esprit car si un vote forge une décision, et celle-ci s’impose à tous, il ne force pas une conviction, qui reste la liberté de chacun...       

 

                                                                                         François Delapierre

 

 

En 1995, c'est «le sang contaminé» qui lui barre la route de l’investiture. De quoi est-il accusé par les grands réseaux médiatiques? (Déjà!) Pour des raisons d'économies, il aurait choisi de faire mourir des milliers de Français! Rien moins! A qui peut-on faire croire une telle absurdité ? A tous les Français, à des socialistes .Certains  y voient là l'occasion rêvée de faire disparaître à jamais ce jeune premier ministre qui a fait chuter l'inflation, modernisé l'économie, et oeuvré pour l'Europe forte et solidaire. C’est alors l'hallali...Ni la vache folle ni l'amiante ne donneront lieu à une telle  hargne:oui, la droite a montré  combien elle  redoute Fabius.

En 2006, c'est le vote NON à la Constitution européenne qui lui est farouchement reproché ! Mais de quoi, au fond, lui fait-on grief ?

D'être resté fidèle à la ligne du congrès de Dijon, qui donnait la priorité à une Europe sociale et refusait un texte bradé.

Et que penser des Français qui ont répondu NON à 55% et qui se sont mobilisés massivement ?

Dans nos rangs, cependant, tous les amalgames sont autorisés : Fabius est contre l'Europe, rien moins!Fabius est un tacticien ambitieux et insincère!J’en passe! Fabius, loin d'être passéiste avait pourtant  vu le danger : l'éloignement du parti de sa base populaire et de ses aspirations profondes.

Camarades, qui d'entre nous ne trouve pas que ce texte faisait la part trop belle aux financiers, aux boursicoteurs, aux libéraux de tous poils?

En 2002, nous étions tous  fiers de revendiquer nos 35 heures, cette loi sociale, socialiste et de gauche, qui a fait que, pour la première fois dans l'histoire de l'humanité, le temps de loisir de l'homme est supérieur à son temps de travail .Cela n'a pas empêché pour autant, la France de rester le pays où la productivité est la meilleure au monde ! Est-ce à cela que nous devons renier aujourd'hui ?Sous couvert de briser les tabous, certains, après avoir vanté le blairisme, nous incitent , à  mettre nos  pieds dans les thèmes de la droite qui depuis longtemps dénigre les mesures que la  gauche a  courageusement  impulsées : reculer sur les 35 heures , sur la carte scolaire ,etc. , c'est  courir à l'échec.

Camarades, restons à gauche, restons socialistes, la vraie bataille, pas celle de la" démocratie d'opinion ", mais celle des militants, celle de la gauche, ne fait que commencer. Elle sera rude souvenons-nous de 2001, et engageons-la, sur notre terrain!

Respectons les engagements de notre programme issu du Congrès du Mans : le SMIC à 1500 euros ; l'augmentation du pouvoir d'achat des petits salaires et des petites retraites ; le retour de EDF dans le giron du public ; 120 000 logements par an avec une obligation réelle  pour les maires d'y souscrire ; l'abrogation des lois Fillon; la laïcité, l'Europe sociale...

Qui mieux  que Laurent Fabius est en capacité de faire face au rouleau compresseur Sarkozy et de faire barrage à la multiplication des candidatures à gauche et donc à la dispersion de nos électeurs?

Ne nous laissons pas tromper par des sondages dont nous avons collectivement déjà pu mesurer les dégâts par le passé, par une presse acquise à la droite.

 

Fidèles à nos engagements et à notre raison de militer, nous sommes nombreux à  appeler à choisir Fabius, pour"réussir ensemble le changement".

 

                                                  Kofi     YAMGNANE                                                              

Tout d’abord je voudrais préciser trois points :

1er point : il n’y a  pas de délit de «  salle gueule «  au PS. Il y a des socialistes qui ont des convictions personnelles et je souhaite qu’elles soient respectées. 

Le 24 Novembre nous aurons un membre du PS, désigné par les militants, qui mènera la campagne présidentielle et qui sera en capacité, je le souhaite, de gagner. 

 2ème point : j’ai toujours préféré la défense des valeurs et des idées.

3ème point : je ne suis pas fabiusien mais c’est en conscience que j’ai fait mon choix.

J’ai soutenu la motion d’Henri Emmanuelli et aujourd’hui je m’inscrits dans le courrant NPS qui comme vous le savez a laissé à chacun son libre choix quand à la désignation pour la présidentielle. C ’est assez logique car, d’une part la question du choix est transversale et non verticale et d’autre part il me semble que la fonction du NPS est de peser sur le sens politique de la campagne présidentielle. Par ailleurs le NPS défend au sein du PS

1/ une ligne d’opposition au néolibéralisme, à ne pas confondre avec le libéralisme 

2/ une rénovation de notre démocratie

3/ une relance et une refondation du projet européen.

Tout ceci me convient bien.

Je donnerai simplement trois raisons qui me conduisent à voter et à soutenir la candidature de Laurent Fabius :

1/ je ne suis de ceux qui pensent que le rejet de la droite et la volonté de changement sont des raisons suffisantes pour que le ou la candidate socialiste puissent l’emporter.

Il me semble en effet que l’électorat populaire qui nous a manqué en Avril 2002 nous soutiendra d’autant plus facilement que nous ferons campagne en affichant une volonté claire  d’affrontement directe avec la droite néolibérale.

2/ je n’ai pas oublié le 29 Mai et les électeurs de gauche dont les deux tiers ont voté Non au référendum. Je pense, mais je peux me tromper, qu’ils ne sont pas prêts, au premier tour, à voter pour un candidat qui a fait campagne et appelé à voter Oui.  

3/  Il me semble que Laurent Fabius s’est aligné sur une ligne politique qui souhaite rassembler la gauche et il a également mis au centre de son action le développement durable.

Voila trois raisons qui fondent mon soutien à la candidature de Laurent Fabius.

Je voudrais conclure en précisant que le 24 Novembre c’est sans état d’âme mais avec vigueur que je m’investirai et mènerai campagne pour celle ou pour celui que les militants auront désigné

                                               Jean Pierre TANDIN

                                   Secretaire de section de DAOULAS

Des jurys citoyens pour juger de l’action des élus ?

 

Cela résonne en moi de façon particulière : quel autre jury pourrait être plus légitime que celui du suffrage universel ? Et puis, qui validerait ce jury tiré au sort ?  

 

Pourrait on imaginer une municipalité ou même un conseil général de gauche se soumettre à ce jeu, alors que par « l’heureux » fait du hasard ledit jury serait composé à majorité d’opposants notoires ?

 

Les lois de la probabilité devant, et c’est heureux, nous  préserver de cette nouvelle proposition "originale», il n’en demeure pas moins un problème : pourquoi présupposer de l’intérêt d’une population « civile » à porter jugement sur leurs élus, sinon à laisser entendre que de toutes façons  lesdits élus constituent et constitueront une caste  dont il faut se méfier : " les politiques". Que cette caste sera toujours inaccessible aux citoyens moyens , et qu'au vu des difficultés pour les « civils » d’ accéder  à des fonctions électives et de les exercer, on peut bien leur accorder un droit -limité- de critique.

 

Oui, il faut réformer les pratiques politiques mais les solutions à ce véritable problème que les socialistes ont déjà soulevé en congrès, et qui curieusement n’ont pas intéressé les médias..., ne sont  certainement pas dans cet effet d’annonce, sonore mais creux, mais dans l’application enfin du mandat unique accompagné par une profonde réforme du statut de l’élu, afin nous tous citoyens, malgré nos contraintes professionnelles, nous puissions exercer nos droits et devoirs et vivre La démocratie participative …..

 

 

                                                         Thierry NERZIC

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